Nous sommes le quinze octobre , et pourtant le temps est encore très clément,le soleil est bien présent, comme depuis le mois d’avril.
C’est la saison des chasseurs et le malheur du gibier .Dans ma jeunesse j’aimais avec mon père parcourir les champs et les bois, lapins, lièvres,faisans en abondance, affolaient les narines toujours en éveil des chiens,et rarement nous revenions bredouille. Toutefois la quête de chaque espèce n’était pas chose aisée, le gibier étant vraiment sauvage à l’époque.
Aujourd’hui je me contente de promener ROXANE, ma petite chienne cocker et parfois nous vivons des moments impensables il y a cinquante ans.
Avant l’ouverture de la chasse ,les rencontres étaient inexistantes,pas la moindre trace de lapins, de lièvres, ou même de faisans,seulement des jeunes biches ce qui était plutôt rare jadis.
Mais depuis une semaine, avant la journée fatidique des premiers coups de feux, le gibier est apparu, mais quel gibier !
Dans un chemin escarpé, un volée de perdrix piétait,sans même prendre leur envol, devant ma chienne tenue en laisse
Nous les avons suivi au moins sur 800 mètres en courant ,ROXANE retenue par sa laisse à moins de trente centimètres du groupe toujours au sol. Une perdrix a ensuite quitté ses compagnes, qui ce sont envolées ,et elle a continuée sa route jusqu’à un taillis ou ma cocker sans peine la enfin fait décoller.
Un instant je me suis imaginé un fusil dans les mains et devant l’hécatombe qui aurait suivi inévitablement, je me demande si j’aurais eu l’audace de tirer sur ces gallinacés de volière.
En faisant du VTT je rencontre dans le même genre ,des faisans qui sont sur les chemins et aussi les routes sans fuir à tire d’ailes.
SURPRENANT !
Je me demande ou est passé le plaisir de la traque,de la recherche,de l’admiration du travail des chiens, instants toujours très émouvants pour qui aiment ces choses.
Comment en est ton arrivée à cette mascarade,à ce simulacre,qu’est devenu le gibier vrai ?
Dans ces conditions je n’ai aucun regrets de ne plus vivre les souvenirs de mon enfance et je plains les chasseurs,si ce mot à encore un sens de nos jours.